mercredi 9 août 2017

Patrick Chamoiseau, L'intensité hybride


Patrick Chamoiseau 26 mars 2017 - 
Salon du livre de Paris


La poésique - étrange phénomène d'intensification des mots par la perception musico-poétique - est une révélation. Ou plus exactement, une élévation. 

Igor Mitoraj - La chute d'Icare - 
Agrigente Sicile  2-08-17

L'esprit vigilant de Patrick Chamoiseau passant - avec une fluidité peu conventionnelle du mot brut, au langage perception, au sensitif - déconstruit les frontières des catégories, se joue des boîtes et des frontières, nous voici donc propulsés dans une langue diffractée.
 Que peut faire le poète face à une situation tragique ? Aux camps précaires ? Aux réfugiés ? Aux naufrages ? Aux morts ?




Naufrage, Sculpture réalisée avec le bois des bateaux naufragés
 Noto - Sicile 1-08-17


L'écrivain interroge les subjectivités. « L’artiste représente une expérience individuelle face à la totalité monde ».  Brise les " zones de confort",  désarme, aiguise les regards, casse les clôtures de l'esprit par les "structures imaginaires".
La parole poétique permet, en effet, de réveiller les consciences. D’exprimer l’innommable par une stimulation sensitive. L'incarnation des chairs. Une gamme linguistique parlant à tous grâce à l’art composite d’une esthétique partagée, d’un surgissement, d’une beauté complexe.

                                                                  Bref, d’une intensité hybride.






Vidéo Salon du livre de Paris, le 26 mars 2017
Patrick Chamoiseau et Aliocha Wald Lasowsky




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Galerie Photos




























mardi 11 juillet 2017

Vauban, le premier promoteur d'une guerre propre ? par Florence Raymond


Habit de remouleur 
Nicolas de Larmessin -1632


Que connait-on de Vauban ?

Les citadelles pentagonales ?  C’est entendu.  Vauban, nous rappelle la conservatrice Florence Raymond, est un ingénieur militaire hors pair.  Chose connue, l'étrange personnage a révolutionné l'Art du siège en théorisant l'usage des citadelles étoilées munies de casernes ; perfectionnement tout en force et défense des forteresses bastionnées italiennes.

Mais il y a mieux dans le domaine de la lutte.
Fait historique moins notoire, une grave blessure au visage pique le stratège d’un vif sentiment de fragilité. Conscient de ses responsabilités, Vauban devient alors le promoteur d'une guerre sinon dénuée de pertes humaines, au moins les minimisant considérablement. Autrement dit, l’architecte militaire érige les premiers contreforts  de la guerre propre.

"La sueur de ceux qui creusent plutôt que le sang du soldat au combat.", affirme-t-il dès lors.

Bien évidemment, cette manière d'aborder le conflit - par la construction d'une double ceinture de fer, la défense du pré carré,  par l'utilisation d'un travail de "sape", par l'usage, donc, de techniques réduisant à minima les corps à corps glorieux, - manque singulièrement de panache. Raison pourquoi, la noblesse désireuse de s’illustrer tente de discréditer l'empêcheur-de-tuer-en-paix en n’ayant de cesse de s’opposer à ses desseins.

Heureusement protégé par des victoires à répétition, Vauban n’en a cure.

Il insiste même et poursuit avec vigueur le combat des indignités humaines.

Inventeur du code "jaune" afin de prévenir les accidents en signalant les zones en travaux, le maréchal de France pousse encore plus fort l’extension de l’équité en échafaudant des théories subversives. Pensez donc. Le gentilhomme s’est mis en tête de nourrir les plus démunis et s’évertue à  vouloir réduire la misère dans les campagnes.  Son plan consiste à développer l’élevage d’animaux à croissance rapide, et à gestion peu coûteuse, en l’occurrence celle des porcs. Il entend également rendre l'alimentation des français plus équilibrée. Cela passe par la plantation de fruitiers le long de la ligne de défense afin de protéger le soldat tout en le fortifiant physiquement.

Enfin, le séditieux propose l'application d'une nouvelle forme de "Dîme Royale",  fiscalité répartie à raison de 10% des revenus pour tous, y compris les puissants.


Vision d'une pression financière plus équitable et finalement, éminemment moderne.









 Article Amis de Musées de Lille :



Objets particulièrement encombrants, les plans-reliefs ont, à plusieurs reprises, bien failli disparaître.

Heureusement, ces maquettes cartographiques, en réalité davantage  destinées à matérialiser  les victoires - des trophées donc - plutôt que des supports pouvant asseoir des tactiques militaires et affiner les plans de bataille - ont pu traverser les siècles.

Ces reproductions très précises, très fidèles au relief du territoire, représentent une prouesse technologique impressionnante : 1 à 5 ans de travail chacune, des relevés par triangulation performants faisant des spectateurs  " les oiseaux du monde".

Vauban, nous révèle la conservatrice Florence Raymond, est un ingénieur militaire hors pair et un stratège atypique.  Chose connue, l'étrange personnage a su perfectionner l'Art du siège en s'inspirant des forteresses bastionnées italiennes,  en théorisant l'usage de citadelles étoilées  pentagonales munies de casernes. Perfectionnement majeur tout en force et défense.

Fait historique moins notoire, Vauban est également le premier promoteur d'une guerre propre, dénuée de pertes humaines.

"La sueur de ceux qui creusent plutôt que le sang du soldat au combat.", affirme-t-il.

Bien évidemment, cette manière d'aborder la guerre - par la construction d'une double ceinture de fer, la défense du pré carré,  par l'utilisation d'un travail de "sape", par l'usage, donc, de techniques réduisant à minima les combats, - manque singulièrement de panache au goût de la noblesse de l'époque.

Plus anecdotique, Vauban rédige des théories afin de rendre l'alimentation des français plus équilibrée. Promeut la plantation de fruitiers le long de la ligne de défense afin de protéger les soldats et de les nourrir. Ou  - encore - propose l'application d'une nouvelle forme de "Dîme Royale",  fiscalité mieux répartie, touchant tout le monde, y compris les puissants. Cette vision d'une pression financière plus équitable est, finalement, éminemment moderne.

Vauban est enfin l'inventeur du fameux code "jaune", un marquage des zones en travaux devenu universel.

Vidéo passionnante - Arte 

jeudi 1 juin 2017

Les luttes féminines et la question du nous, par Estelle Ferrarese

Conférence claire et instructive d’Estelle Ferrarese, professeure de philosophie morale et politique à l’université de Picardie Jules Verne sur la question de l’émancipation des femmes, dispensée le 6 avril 2017 à la Maison Européenne des Sciences de l’Homme et de la Société.

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A Myriam

Etre le commandant solide ; seul maître à bord de sa personne. Pourquoi ce type de gouvernement s’observe-t-il si peu chez les femmes ? interroge la philosophe Estelle Ferrarese. Pourquoi sont-elles si peu mises en avant ? Pourquoi ne se sont-elles pas construites d’histoire telle celle des ouvriers, par exemple ?

Simone de Beauvoir, dans le Deuxième sexe, offre des éléments de réponses :

Les femmes ne se pensent pas en tant que sujet, c’est-à-dire seules, en opposition à l’autre mais se vivent avec l’autre. Ce positionnement solidaire n’est pas sans conséquence. Etre partie seconde d’une entité première : le mari, l’enfant, le père, le frère, interdit de hisser haut les couleurs personnelles.
Se suffire aux autres contredit toute possibilité de poser un « Je » fort et singulier.


Marseille - Photo Virginie - 
Le chêne parlant avril 2016 - Montée des Accoules

La présence invisible devient une normalité.       Pire, la prévenance, un dû.
Qui se rappelle derrière la grand-voile des enfants délaissés de la DDASS, l’effacement d’une femme s’oubliant au chevet des autres ? Entourant l’abandon d’un sourire. Enveloppant les manques, non de bons sentiments, mais d’actes solides, de réponses visibles, de solidarités concrètes ?
Qui se souvient de cette présence franche et affirmée, parfois sèche quand la situation l’exigeait, souvent maternelle et affectueuse quand la confiance s’était installée ? Qui loue encore les mérites d’une embarcation anonyme, tout à la fois gouvernail et passerelle, canoë et bouée, en tout cas, toujours prévenante et effacée.

Myriam Chrétien
Novembre 1927

A la vie masculine d’exténué-à-vouloir-gagner, la femme oppose une vie d’exténuée-à-vouloir-donner.
Une implication pleine et entière, dénuée de bannière personnelle, souvent invisible et solitaire. Dénuée de récompenses.

Cet état de non revendication – en effet – est clairement repérable dans l’Histoire où l’on peine à trouver des femmes voulant briguer le pouvoir pour elles-mêmes. Pensons aux figures scientifiques – Véra Rubin, Ada Lovelace, Jocelyn Bell. De brillants esprits ayant cherché sans éclat, ayant trouvé sans médaille. La persévérance n’est pas toujours avantageuse aux femmes.  

Par intérêt de caste plus que de genre, Germaine de Staël ayant intégré cette position seconde des femmes, tenta de sauver la tête de Marie Antoinette [1] à l’aide d’arguments de ce type. Selon le principe du :  Qui veut minorer la liberté, lui colle une dépendance, cette dernière insista sur la qualité d’épouse du Roi. Invoquant les vertus cardinales de tout bon sujet féminin, à savoir l’identité générique de base suivante : d’abord être fille, peut-être sœur, ensuite, être femme et mieux, mère.
Arguant, également, du fait de ne pas accorder à un individu femelle une quelconque importance historique.  


Marseille - 
Photo Virginie Le Chêne parlant - 
rue des Accoules - avril 2016

A côté de cette entreprise, rappelons-le, davantage commandée par une hiérarchie héréditaire qu’une appartenance de sexe, un autre fait sociologique s’esquisse, celui de la non-solidarité des femmes envers les spécimens de leur genre. Germaine de Staël, selon Enzo Caramaschi, plaidait pour la femme de génie sans espoir de recevoir un jour aucune solidarité féminine…  Du vécu, sans doute ... Au reste, l’épistolière n’appréciait pas plus que cela l’esprit princier de la reine, l’autre le lui rendant bien.   

L’absence de « nous » féminin ne date donc pas d’hier.
Les femmes, pointe Simone de Beauvoir [2], sont séparées des autres femmes. Aussi, dispersées géographiquement et psychologiquement, ces dernières ne se sont pas forgées de passé commun. En conséquence, les solidarités de travail, les communautés d’intérêt se sont avérées impossibles.


Marseille -
photo Virginie Le Chêne parlant - 
rue du petit puits - avril 2016 

Cela, n’impose-t-il donc pas l’apposition / l’opposition féroce d’un « Nous » ?
La féministe bell hooks a cherché à décrypter, à analyser les forces de dominations sociales cachées derrière le phénomène d’atomisation des femmes.
L’intellectuelle engagée repense la Sororité sous l’angle d’une solidarité politique, d’un engagement réciproque dans la lutte, refusant tout esprit victimaire, rejetant l’idée d’une fraternité fondée sur le socle d’une souffrance partagée, [3] la sororité de bell  hooks est une solidarité politique : de combat. Il s’agit d’affronter les désaccords, "de ne pas avoir peur du conflit, de rompre avec une mentalité colonisée". 

« Arracher sa capacité à modifier l’état du monde. », c’est d’abord comprendre les forces de domination en jeu. Cela passe par l’Intersectionnalité : soit l’étude fine des différents axes pouvant expliquer cet état d’infériorité sociale – voire d’infirmité, peut-on même avancer. Encore s’agit-il de questionner toutes les responsabilités, y compris – bien entendu – celle de l’exploitation des femmes par les femmes.
C’est également poser des mots sur des actes. En effet, développe Estelle Ferrarese, penser le phénomène du « Harcèlement sexuel », par exemple, c’est condamner la voix rapide de l’infamie, barrer les autoroutes des abjections faciles. Lesquelles, trop souvent, donnent droit de passage à l’acte répréhensible, accusent la victime - embouteillée de honte - de provocation insidieuse, et accréditent sans vergogne les raccourcis de type : « Bien fait pour elle, elle l’a bien mérité ». 

Etre acteur de l’émancipation (L’émancipation, rappelons-le, c’est le gain « d’une force de contrôle réflexif. Le contrôle des forces qui affectent les vies. ») nécessite de « se rendre maître des forces qui nous agissent ».

Par la lutte – par l’expérience collective - le sujet peut acquérir une texture politique, se former, se transformer, devenir le symbole de quelque chose de supérieur à lui.

                       Acquérir une identité, enfin.





Merci à Estelle Ferrarese de son aimable accord ainsi que de celui de Madame Martine Benoit, directrice de la MESHS.



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Quelques traversées salutaires en terre d'évasion...  


Qui se souvient d’Alice Guy ?

500 films...
Créatrice du film de fiction.




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France Culture : La compagnie des auteurs.


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Notes :

[1] Mme de Staël et Marie-Antoinette : deux femmes en politique,  Monique Cottret
http://books.openedition.org/pupo/2903?lang=fr
[2] Estelle Ferrarese, conférence.
[3] Estelle Ferrarese, bell hooks et le politique. La lutte, la souffrance et l’amour, Cairn, 2012, n° 52 « sur une sympathie réciproque née de la souffrance partagée. »
https://www.cairn.info/revue-cahiers-du-genre-2012-1-page-219.htm

vendredi 14 avril 2017

Yasmina Khadra, La mécanique du cœur et de la création au salon du livre de Levallois.

La mécanique du cœur et de la création.


Yasmina Khadra et Karine Papillaud 
Salon dulivre de Levallois
-26-02-17 -Photo Virginie Le Chêne parlant-

« Il n’y a rien au-dessus de la vie. »
Yasmina Khadra.

Connaitre  le prix de la haine, n’évite pas  d’y sombrer.
Sentir le prix du sang, n’empêche pas d’empoigner le métal, de déchirer les chairs et de goûter  la dureté du fer.
Alors comment dépasser la logique de la destruction ? Comment contrer la barbarie ? Vivre sans se rigidifier ? Comment résister aux ténèbres ?

Pas facile.
  
 Sortir de l’enfer – quoi qu’on en dise – n’est pas qu’affaire d’affirmation et de volonté.
L’obstination tenace n’évite pas les ratages du train en joie. Etre à l’heure sur le quai  n’interdit pas de glisser sur le marchepied.  

« La littérature, confie l’écrivain Yasmina Khadra à la merveilleuse journaliste Karine Papillaud, c’est ce qui permet d’habiller la nudité du monde. D’ouvrir un véritable paradis. »

Avec Yasmina Khadra, on peut être sûr, en effet, d’entendre les murmures oubliés, de percevoir les cris piétinés et de sentir l’onde de choc des ébranlements ordinaires. Non pour s’en griser mais pour poser une voix, plonger au fond des manques, être à l’écoute de l’autre et – paradoxalement – venir à son propre secours.    



Est-ce que la flamme de la création commence tout au bas de soi ?  

Pour le Yasmina Khadra «  Forgé par les épreuves » - celui placé dans une école militaire à neuf ans, jeune enfant  soumis aux brimades, pour le bambin enfermé dans une caserne, réveillé à coups de pieds dès 5 heures du matin, pour l’être à la tendresse orpheline courant pour trouver une place au réfectoire, pour le solitaire exposé aux conditions précaires… sans aucun doute.

Yasmina Khadra n’a jamais baissé les bras ni tenté d’oublier.
L’écrivain gagne tous ses combats sur le ring de l’écrit.
L’humble guerrier ne veut pas être otage de l’Histoire. Et s’il tourne la page, c’est celle du livre mettant  la grande histoire à genou de la petite. Pour lui, créer, c’est - déjà – ne pas céder. Romancer, c’est se dresser contre l’infamie. .

Aussi, tandis que nous nous posons encore la question : « Que fais-tu de cela ? Que fais-tu de ce motif  de révolte ? Comment vas-tu aborder ce sujet abjecte ?

Lui,  observe. Goûte.  Laisse  « la brise enlacer la sveltesse des chaumes ». 

Fait de cet homme « accroupi sur un amas de pierraille » un monde.

 « Les coups durs, loin de nous terrasser, nous rendent plus forts. »  dit-il encore. Ma vie a certes été un jalonnement de problèmes, de déboires, de déconvenues… Mais la chose la plus précieuse au monde, c’est la vie. J’écris dans un bonheur absolu. Dans la musique. Pour que les lecteurs dansent et chantent avec moi.

L’Histoire, c’est nous, ajoute-t-il avec ce sourire désarmant des âmes chaleureuses.

      Dire ce qui a été, incontestablement, avec Yasmina Khadra, est un acte de résistance.


                          Brandir le flambeau de la plume est capable d’éclairer bien des ténèbres, en effet. 






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Entretien avec Yasmina Khadra

Je crois dans l’homme.

L’écriture a formaté ma personnalité. 
L’écriture est une question de sensibilité. Une façon singulière de voir le monde.
Tout vient de l’expérience.

Il faut aimer les livres. Le livre est une ouverture sur le monde. 

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L’anecdote ne fait pas le détail mais tisse l’intense des déboires, déconvenues, et autres de coups durs aux linéaments d’une vie parsemée d’abjections.

« L'homme a un complexe d'infériorité devant la femme, affirme Yasmina Khadra. L'homme, depuis tout petit, a pourtant toujours été materné par elle. Même grand, c'est elle qui s'occupe de lui, qui l'oriente... L'homme c'est l'incarnation de l'ingratitude. Pour lui prouver qu'il a grandi... que fait-il ? Il essaye de la dominer. C'est une question d'ingratitude. Ma mère a été de tous les combats et n'a jamais été heureuse plus de cinq minutes. Jamais. Seulement cinq minutes. Parfois, étant croyant, je me tourne vers Dieu et je lui dis : "Laisse-moi au moins la savourer pendant une demi-heure. Laisse-moi la voir heureuse une demi-heure !"
Ces derniers temps, j'aime de plus en plus ma femme... Même elle est étonnée... Sans la femme, jamais je n'aurais réussi quelque chose dans la vie. Et les hommes s'ils sont malheureux, c'est parce qu'ils n'ont jamais réussi à mériter la femme. Et je leur propose simplement d'essayer d'être heureux aux pieds des femmes. C'est le meilleur endroit pour accéder à la plénitude. Je le dis sincèrement. »